Parcours d’émancipation – Kémo repart à zéro

SE FORMER À L’HORECA. Pour sortir de la non-reconnaissance.

SE FORMER À L’HORECA.
Pour sortir de la non-reconnaissance.

Originaire du Sénégal, Kémo est arrivé en Belgique en 2008. Une grande traversée en vents contraires… Il est aujourd’hui stagiaire à La Chom’Hier à Laeken. Sans équivalence de diplôme, cet enseignant ne peut faire valoir ses compétences. Comme pour Mukhtâr, Djenabou ou Mahmoud, le chemin de la reconnaissance sera long.

Après douze ans de carrière dans l’enseignement dans le sud du Sénégal, Kémo a dû faire un choix difficile : rester ou venir en Belgique. Marié à une Belge, il « bénéficie » du regroupement familial. « Les allers et retours avec la Belgique étaient compliqués pour venir voir ma fille et ma femme. Comme j’avais la chance d’avoir des papiers, mon arrivée était assez simple. Les difficultés sont venues après : pour s’adapter. » Car les avantages de ce regroupement familial sont maigres : aucun employeur ne reconnaît son diplôme. Trouver un travail qui convienne n’est pas facile. « Quel que soit le diplôme, on doit tout reprendre à zéro. Un graduat chez nous correspond difficilement à la fin du secondaire chez vous » explique Kémo. Tenace et combatif, il trouve de petits jobs d’éducateur, avant de demander une aide sociale. Puis sa famille éclate. Enfin, il arrive à La Chom’Hier.

RACCROCHAGE
Depuis quatre mois, Kémo s’initie à un nouveau métier : « Fini l’enseignement ! Ma formation actuelle, c’est ouvrier-commis de cuisine. J’apprends à cuisiner, à entretenir la salle, à m’occuper du bar et de la gestion du magasin. »
La Chom’Hier abrite une dizaine de stagiaires comme lui au sein du petit restaurant social « La K-fête ». Lieu de formation reconnu comme AID (Agence Intégrée de Développement), cette structure accompagne les bénéficiaires pendant quatre à six mois. « Notre objectif est la lutte contre l’exclusion sociale, raconte Dominique Poncelet, directrice. Cet objectif passe par l’émancipation des stagiaires pour leur donner des outils adéquats. Et si, à la base, notre champ d’intervention est l’alphabétisation (vue sous l’angle de l’apprentissage de la langue), nous l’abordons aussi par le biais de la formation. C’est cela qui donne la vraie dimension de notre projet : celui d’une société solidaire et égalitaire.»
À côté du restaurant social, La Chom’Hier organise aussi une école de devoirs pour les jeunes primo-arrivants et ceux des classes passerelles. Ils sont aujourd’hui vingt-trois à y recevoir un accompagnement.

ACTEURS DE CHANGEMENT
« Ce qui nous tient à cœur est de mettre les gens dans une logique d’acteurs de changement, explique Dominique Poncelet. Nous essayons de développer leurs compétences et de faire vivre un projet d’économie sociale. Cela en tenant compte de l’histoire des stagiaires. Nous tentons aussi de leur trouver un job. Mais cela reste difficile. Lorsqu’ils arrivent en Belgique, les déceptions sont grandes. On se demande souvent comment travailler la question des relations Nord/Sud pour leur expliquer que l’Europe n’est pas un paradis… » Reconnaître les compétences des participants passe par de petites choses. L’équipe a demandé à un de ses stagiaires de prendre en charge une partie de la formation du groupe. Originaire de Guinée et âgé de vingt-neuf ans, Mukhtâr est licencié en microbiologie. « J’ai quitté mon pays parce que j’avais créé une association de lutte contre l’excision des petites filles. Dans l’hôpital où je travaillais, cela était mal vu. Ensuite, des tensions sont apparues avec ma famille, pour des raisons religieuses, puis avec les autorités. J’ai donc dû fuir la Guinée… » Aujourd’hui, il aide l’association pour les formations en hygiène. Par ailleurs, il a rejoint l’association belge GAMS, Groupe qui lutte pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles. Philosophe, il ajoute : « Le vrai homme est celui qui sait se relever. Moi j’essaye de me relever petit à petit et d’acquérir une expérience. Le temps me dira ce que je deviendrai… Je ne perds pas espoir et je ne me croise pas les bras. »

CRÉER LA CONFIANCE
L’accompagnement offert par ce type d’associations permet aux personnes précarisées de retrouver confiance. « Ce qui frappe, c’est leur ténacité, analyse Dominique Poncelet. Oui, ils repartent à zéro. Mais parfois on se demande où le point zéro se situe. Nous avons parfois des jeunes qui risquent de n’avoir devant eux qu’un parcours de non-reconnaissance. » Pour Kémo, la reconnaissance est aussi en partie de pouvoir lui aussi devenir formateur pour ses
pairs. « Deux jours par semaine, il donne des cours aux autres stagiaires. Ainsi, nous tentons de tenir compte de son expérience passée. On s’octroie des espaces de liberté par rapport aux critères établis par les autorités subsidiantes » ajoute la directrice. Pour Kémo, reconnaissance va de pair avec renaissance. Sa fille a aujourd’hui douze ans. Il peut aller la voir une fois par an chez sa grand-mère au Sénégal. Une manière de se reconstruire après l’arrachement. Et puis, pour lui, la solidarité n’est pas à sens unique. « J’ai créé l’association Enfants de Casamance qui aide les enfants déscolarisés de mon village. Nous réfléchissons à ce que nous pouvons faire pour autonomiser les écoles. »

L’appel 366 – Avril 2014 

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Projet de construction de réfectoires

DESCRIPTIF DU PROJET DE CONSTRUCTION D’UN ABRI SERVANT DE REFECTOIRE AUX ELEVES DES ECOLES DE SARE TENING, NIAGHA ET KITIM

1.Situation des réfectoires dans les cantines des écoles concernées.

Les écoles de Saré Téning, Niagha et Kitim disposent d’une cantine scolaire financée par l’UNICEF et certains partenaires de l’école. Les élèves ont droit à un repas quotidien servi vers 13h après la sortie. Ce moment tant attendu est l’occasion pour les enfants de se retrouver autour du bol et d’avoir accès à une nourriture tant soi peu équilibrée. Le problème est que faute de réfectoire, ces enfants sont obligés de s’accroupir devant un bol posé à même le sol pour manger. Cette situation les expose aux risques d’ingestion de sable, de microbes et autres bactéries nuisibles pour leur santé.

Des élèves, accroupis à même le sol, autour de leur bol à l’heure du repas à la cantine de Saré Téning

Des élèves, accroupis à même le sol, autour de leur bol à l’heure du repas à la cantine de Saré Téning

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2. Pourquoi un réfectoire pour ces enfants ?

Tout simplement parce les conditions d’hygiène indispensables à une bonne santé ne sont pas réunies pendant ces repas. La construction d’un bâtiment servant de réfectoire assurera aux enfants :

  • Une meilleure hygiène garantissant ainsi une meilleure santé.
  • Un plus grand confort lors des repas.
  • Des conditions d’alimentation dignes et acceptables.

3. Quel sera l’impact d’un réfectoire sur la vie des élèves de ces écoles ?

L’heure du repas constitue pour chaque être vivant le moment le plus attendu de la journée. Dès lors elle doit répondre à certains critères et ne doit pas être un calvaire ni une source d’infection et d’indigestion. Or telle que vécue dans ces écoles, l’heure du repas n’offre guère le confort, la joie , la sécurité et l’hygiène qui doivent normalement être les critères de ce moment privilégié. Un réfectoire donc assurera :

  • L’hygiène des aliments servis.
  • Un plus grand confort lors des repas.
  • Une diminution des risques d’ingestion de sable de poussière et autres microbes et bactéries dangereux pour la santé.

 

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Projet de construction de clôtures

DESCRIPTIF DU PROJET DE CONSTRUCTION DU MUR DE CLOTURE DES ECOLES RESPECTIVES DE SARE TENING, NIAGHA ET KITIM.

1. Situation des écoles
Les écoles primaires de Saré Téning, Niagha et Kitim ne possèdent aucun mur de clôture. Cette situation favorise la divagation des animaux, distrait élèves et maitres dans les apprentissages et crée un véritable problème de sécurité et d’hygiène. La communauté éducative dans son ensemble, consciente de la gravité de la situation essaie d’y remédier avec les moyens de bord. Ainsi, les villageois, sensibilisés contre les menaces qui pèsent sur leurs progénitures tentent de trouver un palliatif. En effet, la clôture de fortune, en bouts de bois, qu’ils érigent, tombe au premier coup de vent et doit être constamment renouvelée.

Des villageois construisant une clôture de fortune avec des bouts de bois autour de l’école.

Des villageois construisant une clôture de fortune avec des bouts de bois autour de l’école.

Des élèves en séance d’éducation physique dans la cour de l’école de Saré Téning.

Des élèves en séance d’éducation physique dans la cour de l’école de Saré Téning.

Un panneau de l'UNICEF devant l'école de Saré Téning rappelant aux élèves que le danger n'est pas bien loin.

Un panneau de l’UNICEF devant l’école de Saré Téning rappelant aux élèves que le danger n’est pas bien loin.

La route du sud qui est route nationale passe juste une devant l’école.

La route du sud qui est route nationale passe juste une devant l’école.

2.Pourquoi construire un mur de clôture autour de l’école ?

Ces écoles sont aujourd’hui exposées et sans protection. La construction d’un mur permettra :

  • D’éviter que les élèves et leurs maitres ne soient tout le temps dérangés par le passage incessant d’animaux errants et méme de personnes de passage.
  • De mieux controler le flux des élèves et d’éviter les sorties intempestives, surtout pendant les récréations et les heures de cantine, qui peuvent aboutir à des catastrophes (route nationale,mines dans la brousse)
  • D’isoler l’école de la route nationale qui la borde.
  • De sécuriser l’exploitation du jardin scolaire qui se trouve dans l’enceinte de l’école.
  • De sécuriser tous les investissements et le patrimoine de l’école.
  • D’assurer l’hygiène de l’école qui, la nuit est le refuge des vaches, des chèvres et autres animaux errants.

3. quel sera l’impact de la clôture autour de l’école ?

  • La construction du mur de clôture permettra :
  • De mettre les élèves dans des conditions de sécurité et d’hygiène.
  • De sécuriser les investissements contre le vol et le vandalisme.
  • De rassurer les parents dès lors que leurs enfants sont à l’école.
  • De faciliter aux enseignants la surveillance des élèves.
  • De donner à lécole la véritable allure digne de cette institution.

 

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Projets de forage de puits

DESCRIPTIF DU PROJET DE FORAGE D’UN PUITS SURMONTE D’UNE POMPE HYDRAULIQUE DANS LES ECOLES DE SARE TENING, NIAGHA ET KITIM

1. Situation d’accès à l’eau potable de ces écoles

Pour leur approvisionnement en eau potable ainsi que pour l’arrosage du jardin scolaire, les écoles de ces villages ne disposent que d’un puits qui sert aussi parfois pour les habitants.
La situation s’empire à la saison sèche, vers le mois d’avril, lorsque la nappe phréatique baisse et que les puits deviennent secs, obligeant ainsi les élèves à sortir de la cour de l’école pour chercher à boire et freinant les activités de maraichage du jardin scolaire qui contribuent à fournir la cantine scolaire en légumes et produits frais.

Des élèves nettoyant les alentours du puits de l'école

Des élèves nettoyant les alentours du puits de l’école

Des femmes du village puisant de l'eau au puits de l'école

Des femmes du village puisant de l’eau au puits de l’école

Des élèves nettoyant les alentours du puits Des femmes du village puisant de l’eau au puits de
de l’école. de l’école.

2. Pourquoi forer un puits avec une pompe hydraulique ?

Le forage d’un puits équipé d’une pompe hydraulique permettra :

- de disposer d’eau potable en abondance durant toute l’année.
- d’augmenter la capacité du jardin scolaire si indispensable à l’approvisionnement de la cantine scolaire en légumes.
- d’éviter les sorties des élèves hors de l’école pendant les heures de classes pour boire.
- d’alléger le travail des enfants, obligés de tirer des seaux d’eau pesant jusqu’à 10kg d’un puits de près de 25m de profondeur.
- de réduire le calvaire des femmes du villages qui sont obligées pendant ces mois de sécheresse d’aller encore plus loin à la recherche du liquide précieux.

3. Quel sera l’impact d’un puits foré surmonté d’une pompe hydraulique ?

Un puits foré mieux adapté aux besoins de l’école permettra :

- de pérenniser la cantine scolaire par le maintien du jardin scolaire qui est la condition imposée par les financiers.
- d’améliorer la productivité du jardin scolaire.
- d’apporter aux enfants de l’eau de qualité sur place.
- d’alléger de travail de traction très pénible pour ces enfants.
- déduire le calvaire des femmes du village souvent à la recherche de l’eau potable.
- d’éradiquer les maladies liées à la consommation d’eaux souillées surtout pendant la saison sèche quand la nappe phréatique s’amenuise et que les puits du village, un à un, tarissent.

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Projets de construction de salles de classes

DESCRIPTIF DU PROJET DE CONSTRUCTION D’UNE SALLE DE CLASSE DANS CHACUNE DES ECOLES DE SARE TENING, KITIM ET NIAGHA.

1. Situation des villages de Saré téning, Kitim et Niagha

Saré Téning, Kitim et Niagha sont des villages de Casamance situés dans une zone tampon qui se trouve à cheval entre la rébellion casamançaise qui dure depuis plus de trois décennies et l’instabilité politique chronique en guinée Bissau. Cette position géographique fait de ces villages un lieu de refuge pour toutes les populations des alentours fuyant les conflits. Aussi cette affluence de refugiés crée t-elle un déséquilibre dans la capacité d’accueil de ces écoles qui se trouvait déjà inférieure à la demande. Ainsi pour permettre aux enfants de ces localités d’avoir accès à l’école, les villageois s’organisent comme ils peuvent mais la situation reste malgré tout critique et parfois désespérante.

2. Pourquoi construire des salles de classes ?

Les écoles de ces villages respectifs sont à cycle incomplet. C’est-à-dire que ces écoles ne parviennent pas à accueillir chaque année les enfants en âge d’être scolarité. Ceux-ci sont obligés d’attendre encore une autre année au moment où ils devraient emprunter le chemin de l’école. Les parents essaient de parer à ce déficit en construisant des abris provisoires qui sont   emportés dès les premières pluies qui surviennent un mois et demi avant la fin de l’année scolaire, privant ainsi ces enfants d’un quantum horaire normal. En outre, l’école maternelle qui ne dispose d’aucune salle et infrastructures adaptées aux enfants de 3 à 5 ans se trouve logée dans l’école élémentaire.

Des élèves dans une classe

Des élèves dans une classe

Un enseignant devant sa classe

Un enseignant devant sa classe

 Des abris provisoires construits par les parents d’élèves

3. Quel impact aura la construction de ces salles de classe ?

Construire des salles de classes modernes et fonctionnelles dans ces écoles permettra de :
- Améliorer la qualité des enseignements-apprentissages par l’atteinte du quantum horaire fixé par le ministère de l’éducation nationale.
- Permettre l’accès à l’école de tous les enfants en âge d’être scolarisé afin d’atteindre les objectifs du millénaire pour une scolarisation primaire universelle (SPU).
- Mettre les enfants dans des conditions décentes de travail.
- Stopper la déperdition scolaire et fixer les enseignants sur place (ils ont tendance à demander à être muté dans des zones plus favorables).

4. Besoins en termes d’accueuil et capacité des classes

- L’école maternelle de Saré téning a recruté 60 élèves de 4 à 5 ans logés au niveau de l’école primaire faute de salles. Une salle de classe maternelle ayant une capacité de 30 élèves, les besoin en salles sont estimés à  02 classes.
- L’école maternelle de Niagha a 47 élèves logés à l’école primaire du village. La construction de 02 salles de classes réglera durablement la question de l’accès.
- L’école de Kitim a recruté 45 élèves et estime avoir un besoin urgent de 02 salles de classe.

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Remises de dons – Juillet 2013

Remise de dons à l’école élémentaire de Saré-Tening, le 14 juillet 2013 par “les Amis de l’Ecole de Saré-Tening” (Kémo et Nathalie, membres fondateurs de notre association “Enfance de Casamance”).


Remerciements de la représentante des femmes

Remerciements de Monsieur SYLLA, inspecteur chargé de la petite enfance
à l'inspection régionale de Sédhiou.

Discours de Monsieur François-Xavier Goudiaby, directeur de l'école de Niagha
parlant au nom du CODEC (collectif des directeurs d'école).

Discours de Louis Kémo Keïta, ancien instituteur et directeur de l'école
de Saré-Tening.

Discours de Monsieur Yéro Mballo, Président de la Communauté rurale de Niagha.
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La circoncision

UN ASPECT DE LA CULTURE DES HABITANTS DE SARE-TENING

Les habitants de Saré-Téning sont des Peuls à majorité musulmans qui pratiquent à l’instar de tous les autres peuples du Sénégal la circoncision. Tous les ans pendant les vacances d’été a lieu cette cérémonie tant attendue et en même temps redoutée. Ainsi, elle est l’occasion pour le village d’organiser dans la communion et la joie la délivrance  des enfants après beaucoup d’épreuves surmontées. En effet, les enfants doivent d’abord subir l’ablation du prépuce et rester dans le bois sacré tout le long du processus de guérison (environ un mois et quelques). La circoncision étant en Afrique une étape d’initiation, ces jeunes garçons seront éloignés des femmes et des non initiés pour apprendre des secrets qui feront d’eux des adolescents capables d’assister aux prises de décisions concernant le fonctionnement du village. Par conséquent la circoncision et l’entrée dans le bois sacré marquent pour ces enfants la fin de l’enfance et de l’innocence. Il faut ajouter que cette étape est tout aussi dangereuse pour ces jeunes circoncis car ici on pense sérieusement qu’ils sont convoités par des sorciers (là-bas, ce mot a le sens de mangeurs d’âme) qui sont friands de « chair de jeunes circoncis » d’où l’inquiétude de toute la communauté. Alors, s’engage pendant cette période une véritable bataille mystique : Le « diodiouwo » (maison de fortune des circoncis dans le bois sacré) est confié à quelqu’un (en général un sage) capable de combattre et de prévenir les attaques des sorciers. Il est secondé dans sa tâche par le kankouran, (voir photo) un être tout aussi mystique et masqué capable de traquer et d’éliminer les esprits des ténébres.

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Jeunes circoncis dans la brousse …

... avec leurs aînés.

… avec leurs aînés.

Le Kankouran

Le Kankouran

Le repas commun des circoncis

Le repas commun des circoncis

Diambadong ou danse de circoncision ...

Diambadong ou danse de circoncision …

... pour fêter la sortie des jeunes circoncis du boit sacré en présence de  « kankourans ».

… pour fêter la sortie des jeunes circoncis du bois sacré en présence de « kankourans ».

Liesse générale au village

Liesse générale au village

On danse au son du tam-tam pour fêter le retour des initiés

On danse au son du tam-tam pour fêter le retour des initiés

Le « diambadong » bat son plein au village

Le « diambadong » bat son plein au village

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Présentation de Saré-Tening

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Un habitat type de Saré-Téning

En langue Peulh Saré-Téning veut dire village créé par Téning. Il compte un millier d’habitants dont 80% ont entre 0 et 30 ans. Le village polarise des hameaux ou « sinthiang » dans la langue locale.
A la fin des années 90, c’était une zone tranquille, jusqu’à ce que l’insécurité s’installe, insécurité due à la situation politique de la Guinée-Bissau mais aussi à l’extension de la « rébellion » en Casamance. Cette insécurité a poussé les habitants environnants à abandonner leur village (Saré-Boubou, Sinthiang Kiny, Daré Salam…) pour venir vivre à Saré-Téning et le long de la route nationale 4.
Le village est peuplé de peuls. Il y a deux types de peuls, ceux du Nord-Est du Sénégal communément appelé les « Torodos » (de l’ancien royaune du Fouta Toro) et les peuls du sud du Sénégal, les « Firdou» (de Kolda, vélingara, Sédhiou….). Les habitants de Saré-Téning sont des « Fouladou ».
Ils vivent essentiellement de l’agriculture. Les hommes font de la culture vivrière (mil, sorgho, mais…) pour nourrir leur famille mais aussi des cultures commerciales (arachide) destinées à la vente et les cultures fruitières comme les orangers, des anacardiers (voir photo ci-dessous), des manguiers…).
Quant aux femmes, elles s’adonnent à la riziculture et entretiennent aussi de petits potagers où elles produisent des condiments.
L’école du village compte plus de six classes du primaire et une classe de maternelle qui n’a aucun matériel didactique pour travailler. Cette classe maternelle n’a reçu du ministère de l’éducation nationale qu’une table et deux petites chaises.

Un anacardier en fleur et en fruit

Un anacardier en fleur et en fruit

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Ancien cantonnement militaire

casamance-cantonnementNous sommes dans l’ancien cantonnement ou base militaire village démantelé depuis 2008. Il était actif depuis 2000, début de l’insécurité dans la région.

Ce char que vous voyez là a sauté sur une mine anti-char faisant un mort et un blessé.

De gauche à droite il y a M Sylla, inspecteur chargé de la petite enfance, M Diadhiou, inspecteur de l’enseignement, moi Louis Kémo Kéita (directeur de l’école de Saré-Téning de 1999 à 2009) et M Kandé représentant du chef de village de Saré-Téning.

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Premier voyage de Nathalie à Saré-Tening

Voici quelques photos de notre premier voyage en décembre 2012.
Nous nous sommes rendus à l’école de Saré-Tening où Kémo a enseigné pendant 10 ans et a fait fonction de directeur.
Pour moi, c’était une première. Je n’avais jamais mis un pied en Afrique. C’était une découverte totale. J’ai donc pris des photos de tout et de rien.
Cela permettra à ceux qui ne connaissent pas le Sénégal de le découvrir en images.

Nathalie

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La voiture que nous avions louée …
Déjà en panne au bout de quelques kilomètres. La galère ne faisait que commencer !

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La ville de Bignona où nous sommes tombés en panne. C’est là qu’une partie de la famille de Kémo habite (sa sœur, sa mère, sa fille, etc.).

Quelques photos de paysages, prises le long de la route qui nous mène à l’école.

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Un petit arrêt le long de la route pour acheter des tabourets.

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Notre carrosse … admirez les rétroviseursqui se rabattent en roulant …

Notre carrosse … admirez les rétroviseursqui se rabattent en roulant …

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Petite pause (ou pose ?) au bord de l’eau.

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Une superbe mosquée.

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Notre arrivée à l’école : un chaleureux accueil pour Kémo.
 

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Difficile d’organiser une photo de groupe … les enfants sont impatients.

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Une des salles de classe à l’extérieur.

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Pour eux aussi ce sont les congés scolaires …

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Retrouvailles …

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L’intérieur de la case où nous allons passer la nuit.

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Moussa est le propriétaire de la case et l’ami de Kémo.

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L’arrière de la case où nous allons boire le thé.

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Le papayer à l’arrière de la case.

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Préparation du thé.

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Des tranches de papaye pour accompagner le thé.

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Madame Bénédicte Maes, professeur de français à l’Athénée Royal d’Ath, nous avait remis du matériel médical.

Nous n’avons malheureusement pas pu tout emporter mais nous avons sélectionné ce qui pouvait avoir le plus d’utilité.
Par chance, le jour de notre arrivée, la matrone du village (l’équivalent d’une infirmière), procédait à une séance de vaccination.

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Nous avons donc pu lui remettre le matériel et effectuer quelques photos par la même occasion.

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La matrone. Son assistant est le monsieur avec le casque à l’arrière-plan.

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Les gouttes dans les yeux, ce n’est pas le plus pénible…

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Attention, voilà la piqûre !

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Voici quelques photos de l’école et des abords.

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La case dans laquelle nous avons dormi.

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Un petit potager.

En décembre, les nuits sont très froides. Le matin, tout le monde se retrouve autour du feu.

En décembre, les nuits sont très froides. Le matin, tout le monde se retrouve autour du feu.

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L’Unicef a apposé des panneaux en face de chaque école.

L’Unicef a apposé des panneaux en face de chaque école.

Nous allons bientôt prendre le départ mais avant cela, Nouas allons remettre un peu de matériel aux collègues de Kémo.

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Les bâtiments de l’école.

Les bâtiments de l’école.

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La cour de l’école.

La cour de l’école.

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Les cases de l’école.

Les cases de l’école.

Le bâtiment où se trouve le bureau du directeur.

Le bâtiment où se trouve le bureau du directeur.

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Comme je l’écrivais plus haut, les matins de décembre sont très froid … et ça se voit !

Comme je l’écrivais plus haut, les matins de décembre sont très froid … et ça se voit !

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Abattage d’un bœuf.

Abattage d’un bœuf.

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Distribution de bonbons.

Distribution de bonbons.

Quand on n’aime pas le goût, on échange …

Quand on n’aime pas le goût, on échange …

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Le matériel que nous avions apporté. Ce n’était pas grand-chose mais il faut un début à tout.

Le matériel que nous avions apporté. Ce n’était pas grand-chose mais il faut un début à tout.

Voilà un de mes jeux …

Voilà un de mes jeux …

Les collègues de Kémo : Idrissa Baldé et Moustapha Baldé (à droite).

Les collègues de Kémo : Idrissa Baldé et Moustapha Baldé (à droite).

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Des plants de piments.

Des plants de piments.

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